Sejourning m'a emmenée voir la Fête des Lumières !

Pondu par Sophie-Pierre Pernaut

Grâce au site de location de courte durée entre particuliers Sejourning, Sophie-Pierre Pernaut a pu profiter de la fête des Lumières, à Lyon. Elle vous raconte.


Ce test vous est proposé par madmoiZelle.comdans le cadre d'un partenariat avec Sejourning

Vendredi 7 décembre, aux alentours de 20h15. Une chorale reprend du Michel Fugain dehors, je suis prostrée sur le canapé du logement où je vais passer le week-end, les mains en coupe sous le menton, les yeux qui vont de la collection de DVD (sans une seule faute de goût) à la porte du couloir. Carine (la personne overcool qui m'a loué son appartement) vient de partir après m'avoir montré le chemin, laissé ses clés, et indiqué quelques bonnes adresses et endroits à visiter. Elle a eu beau me dire de faire comme chez moi, je suis incapable de bouger de peur de casser quelque chose, de rayer le parquet avec mes chaussettes, voire de foutre le feu. Je suis dans la résidence principale d’une personne et j’ose à peine respirer ou m’appuyer contre les coussins de peur de les déformer. J’envisage alors, l’espace de quelques minutes, de prendre une chambre d’hôtel, de n’en parler à personne et d’écrire mon article sur Sejourning avec moult compliments sur le concept, sans pour autant l’essayer.

Très vite, mon professionnalisme me rattrape : il serait anti-déontologique d’agir de la sorte. Oui, enfin, mon professionnalisme n'est rien à côté de toutes les autres raisons qui me font rester : l’appartement est super joli, franchement agréable et on ne peut mieux situé puisqu’à deux pas de la cathédrale Saint-Jean, dans le Vieux Lyon. Il fait chaud, le canapé est confortable, le lit moelleux avec une couette aussi douillette qu’aérienne et l’oreiller épouse merveilleusement la forme de ma tête. Alors je décide de rester, parce que je ne ressens plus aucun malaise, parce que je commence à comprendre que ce qui m’a gênée pendant quelques minutes (le fait que le lieu soit imprégné de la personne qui y vit) est ce qui me plaît désormais dans le principe de location entre particuliers ou sous-location de particulier à particulier, à l’opposé du côté totalement impersonnel d’une chambre d’hôtel dans laquelle des milliers de personnes dorment une ou deux nuits sans jamais s'attarder. Là, c’est différent. Au moment de l’échange des clés organisé par un échange de message privé sécurisé sur le site de Sejourning et quelques sms, on rencontre la personne qui nous loue son appartement, on discute quelques minutes, on reçoit des conseils sur les endroits où nous rendre et les raccourcis par où passer pour éviter la foule aux heures d’affluence : personnellement, j’avais moyennement envie de souiller un appart si plein de bonnes ondes que j’en étais à me demander s’il n’était pas feng shui.

Alors que j’étais apaisée, installée de tout mon long sur le canapé, il me fallait trouver la force de sortir : venir à Lyon pendant la Fête des Lumières sans profiter de la Fête des Lumières reviendrait à passer 5h à préparer une blanquette et y mettre du sucre à la place du sel au dernier moment. La Fête des Lumières, donc, c’est comme un week-end gastronomique où tu manges tout avec tes yeux. Malheureusement, pour toutes celles qui n’y étaient pas, j’ai voulu prendre des photos. Leur rendu est absolument, absolument ridicule et me fait dire que j’aurais vraiment dû demander un vrai bon appareil photo au Père Noël, ainsi qu'un peu de talent, parce que je pense pas que ça me ferait du mal. Du coup, dans le diapo, pour vous donner une idée, j’ai mis des clichés extraits du site de la Fête des Lumières. Perdus au milieu, vous retrouverez un des miens. Rigolez bien.

Comme l'écriture n'attend pas la technique, je peux au moins résumer ce que j'ai pu voir de cette quatorzième édition de la Fête des Lumières pendant laquelle il était possible de voir 90 projets artistiques dans 65 lieux phares de la ville. De la Cathédrale Saint-Jean qui scintille lors d'un spectacle avec moult gargouilles, rosaces et déconstructions imaginaires de l'établissement à la colline de Fourvière en passant par les arcades lumineuses rue de la République, il y avait largement de quoi se régaler les pupilles à tous les coins de rue. Sur la place Bellecour, la statue de Louis XIV et son socle s'illuminaient lorsque les visiteurs pédalaient sur les vélos disposés tout autour. Un peu comme dans la pub pour Contrex en moins « Hiiii, un hologramme tout nu ». L'Opéra se chargeait quant à lui de vous faire faire une overdrose (un savant mot-valise désignant une overdose de rose). Le vendredi, malgré une affluence assez impressionnante, c'était relativement calme. Je dirai même que je faisais carrément la fière, me moquant un peu des gens qui m'avaient prévenue qu'il y aurait un monde fou et qu'il y avait de grandes chances pour que j'y laisse la vie.

Le vendredi, donc, je fanfaronnais en mangeant mon sandwich en marchant et j'ai même traversé la rue Saint-Jean avec ma valise sans trop dégommer d'orteils (on a dû en amputer une petite dizaine, ça va, c'est pas un drame). Le samedi, par contre, c'est avec une petite suée dans le dos que j'ai découvert qu'on ne pouvait quitter le parvis de la Cathédrale que d'un côté, et qu'il nous fallait alors suivre une foule plus compacte qu'un kouign amann. À un moment, je crois que je suis décédée et que j'ai vécu l'espace de quelques minutes en Enfer : alors que j'étais bloquée et que je sentais mon corps s'affaisser petit à petit comme dans des sables mouvants, des enceintes se sont mises à faire raisonner Call me maybe dans la rue. Mille fois, j'ai cru mourir.

Alors vers 1h du matin, quand les lumières commençaient à s'éteindre ou que je n'étais plus apte à les voir, après un détour de plusieurs kilomètres dans des rues à 90° (limite), c'est avec un soulagement non négligeable que j'ai pu jeter chaussures et sac à main pour m'allonger dans un lit que je savais confortable, dans un appartement que je savais chauffé et où il faisait franchement bon vivre.

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